Voici la transcription quasi intégrale du point de presse de midi du porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Al-Haq.
Bonjour à tous. Notre invitée aujourd'hui est Ulrika Richardson, coordinatrice humanitaire des Nations Unies en Haïti. Elle se joindra à nous virtuellement depuis Port-au-Prince pour faire le point sur l'appel urgent. Pour rappel, nous l'avons annoncé hier.
Le Secrétaire général retourne à Charm el-Cheikh pour la vingt-septième session de la Conférence des Parties (COP27), qui s'achève ce week-end. Auparavant, à Bali, en Indonésie, il est intervenu lors de la session du G20 consacrée à la transformation numérique. Selon lui, avec des politiques adaptées, les technologies numériques peuvent être un moteur de développement durable sans précédent, notamment pour les pays les plus pauvres. « Cela exige une connectivité accrue et une fragmentation numérique réduite. Il faut multiplier les passerelles pour combler la fracture numérique et supprimer les obstacles. Il faut une plus grande autonomie pour les citoyens ; moins d'abus et de désinformation », a déclaré le Secrétaire général, ajoutant que les technologies numériques, sans leadership ni barrières, présentent également un potentiel de nuisance considérable, indique le rapport.
En marge du sommet, le Secrétaire général s'est entretenu séparément avec le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, et l'Ambassadeur d'Ukraine en Indonésie, Vassili Khamianine. Les comptes rendus de ces séances vous ont été communiqués.
Vous constaterez également que nous avons publié hier soir une déclaration dans laquelle le Secrétaire général a exprimé sa vive préoccupation concernant les informations faisant état d'explosions de roquettes sur le sol polonais. Il a affirmé qu'il était absolument essentiel d'éviter une escalade du conflit en Ukraine.
Par ailleurs, nous avons reçu de nouvelles informations d'Ukraine. Nos collègues humanitaires nous indiquent qu'après une vague de tirs de roquettes, au moins 16 des 24 régions du pays, soit des millions de personnes, se sont retrouvées sans électricité, sans eau courante et sans chauffage. Ces dégâts aux infrastructures civiles surviennent à un moment critique, alors que les températures chutent en dessous de zéro, faisant craindre une grave crise humanitaire si la population n'est pas en mesure de chauffer son logement durant le rude hiver ukrainien. Avec nos partenaires humanitaires, nous travaillons sans relâche pour fournir à la population des vivres d'hiver, notamment des systèmes de chauffage pour les centres d'hébergement des personnes déplacées.
Je tiens également à préciser que la réunion du Conseil de sécurité sur l'Ukraine aura lieu aujourd'hui à 15 heures. La Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, devrait informer les membres du Conseil.
Notre collègue Martha Poppy, Sous-Secrétaire générale pour l'Afrique, Département des affaires politiques, Département des affaires de consolidation de la paix et Département des opérations de paix, a présenté le G5 Sahel au Conseil de sécurité ce matin. Elle a indiqué que la situation sécuritaire au Sahel avait continué de se détériorer depuis son dernier exposé, soulignant les conséquences pour la population civile, en particulier les femmes et les filles. Mme Poppy a réaffirmé que, malgré les difficultés, la Force conjointe des cinq pays pour le Sahel demeure un élément essentiel du leadership régional face aux défis sécuritaires au Sahel. Elle a ajouté qu'un nouveau concept opérationnel de forces conjointes était à l'étude. Ce nouveau concept tiendra compte de l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire et du retrait des troupes du Mali, tout en reconnaissant les opérations bilatérales menées par les pays voisins. Elle a réitéré notre appel au Conseil de sécurité pour qu'il continue de soutenir la situation et a exhorté la communauté internationale à poursuivre son engagement dans un esprit de responsabilité partagée et de solidarité avec les peuples de la région.
Le coordonnateur spécial des Nations Unies pour le développement au Sahel, Abdoulaye Mar Diye, et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avertissent que, sans investissement urgent dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, les pays risquent des décennies de conflits armés et de déplacements de population, exacerbés par la hausse des températures, le manque de ressources et l’insécurité alimentaire.
L’urgence climatique, si elle n’est pas maîtrisée, mettra davantage en péril les communautés du Sahel, car des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur dévastatrices peuvent priver les populations d’eau, de nourriture et de moyens de subsistance, et exacerber les risques de conflit. À terme, cela contraindra davantage de personnes à quitter leurs foyers. Le rapport complet est disponible en ligne.
Dans le cas de la République démocratique du Congo, nos collègues humanitaires nous ont informés d'une augmentation du nombre de personnes déplacées dans les régions de Rutshuru et de Nyiragongo, au Nord-Kivu, en raison des combats qui se poursuivent entre l'armée congolaise et le groupe armé M23. Selon nos partenaires et les autorités, en seulement deux jours, les 12 et 13 novembre, quelque 13 000 personnes déplacées ont été recensées au nord de Goma, chef-lieu de la province. Plus de 260 000 personnes ont été déplacées depuis le début des violences en mars dernier. Environ 128 000 personnes vivent dans la seule région de Nyiragongo, dont près de 90 % dans une soixantaine de centres collectifs et de camps temporaires. Depuis la reprise des hostilités le 20 octobre, nous et nos partenaires avons apporté une aide à 83 000 personnes, notamment en leur fournissant de la nourriture, de l'eau et d'autres produits de première nécessité, ainsi que des services de santé et de protection. Plus de 326 enfants non accompagnés ont été pris en charge par les services de protection de l'enfance et près de 6 000 enfants de moins de cinq ans ont été examinés pour malnutrition aiguë. Nos partenaires estiment qu'au moins 630 000 civils auront besoin d'aide en raison des combats. Notre appel de fonds de 76,3 millions de dollars, destiné à venir en aide à 241 000 d'entre eux, est actuellement financé à hauteur de 42 %.
Nos collègues des forces de maintien de la paix en République centrafricaine signalent que cette semaine, avec le soutien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le ministère de la Défense et de la Reconstruction de l'Armée a lancé une révision du plan de défense afin d'aider les forces armées centrafricaines à s'adapter et à faire face aux enjeux sécuritaires actuels. Les commandants des forces de maintien de la paix de l'ONU et des forces centrafricaines se sont réunis cette semaine à Birao, dans la province de Ouacaga, pour renforcer leur coopération et les efforts de protection, notamment la poursuite des patrouilles conjointes de longue portée et des mécanismes d'alerte précoce. Par ailleurs, les Casques bleus ont effectué environ 1 700 patrouilles dans la zone d'opérations au cours de la semaine écoulée, la situation sécuritaire étant restée globalement calme et seuls quelques incidents isolés ayant été recensés, a indiqué la mission. Dans le cadre de l'opération Zamba, menée depuis 46 jours, les Casques bleus de l'ONU ont pris le contrôle du plus grand marché aux bestiaux du sud du pays et ont contribué à réduire la criminalité et l'extorsion commises par les groupes armés.
Un nouveau rapport de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) fait état d'une réduction de 60 % des violences contre les civils et d'une diminution de 23 % du nombre de victimes civiles au troisième trimestre 2022 par rapport à la même période de l'année précédente. Cette baisse est principalement due à la diminution du nombre de victimes civiles dans la région du Grand Équateur. Partout au Soudan du Sud, les Casques bleus continuent de protéger les populations en établissant des zones protégées dans les foyers de conflit identifiés. La Mission poursuit son soutien au processus de paix en cours dans le pays en menant des consultations politiques et publiques rapides et proactives aux niveaux local, étatique et national. Nicholas Haysom, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Soudan du Sud, a déclaré que la mission de l'ONU se félicitait de la réduction des violences touchant les civils au cours du trimestre. Il souhaite que cette tendance à la baisse se poursuive. Plus d'informations sont disponibles en ligne.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a conclu aujourd'hui sa visite officielle au Soudan, sa première en tant que Haut-Commissaire. Lors d'une conférence de presse, il a appelé toutes les parties prenantes au processus politique à œuvrer au plus vite au rétablissement d'un régime civil dans le pays. M. Türk a déclaré que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme était prêt à poursuivre sa collaboration avec toutes les parties au Soudan afin de renforcer les capacités nationales en matière de promotion et de protection des droits humains et de respect de l'état de droit, de soutien aux réformes juridiques, de suivi et de communication de la situation des droits humains, et d'appui au renforcement des espaces civiques et démocratiques.
Nous avons de bonnes nouvelles d'Éthiopie. Pour la première fois depuis juin 2021, le convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies est arrivé à Mai-Tsebri, dans la région du Tigré, sur la route de Gondar. Une aide alimentaire vitale sera distribuée aux populations de Mai-Tsebri dans les prochains jours. Le convoi était composé de 15 camions transportant 300 tonnes de vivres pour les habitants de la ville. Le Programme alimentaire mondial déploie des camions sur tous les axes routiers et espère que le transport routier quotidien reprendra bientôt son cours normal. Il s'agit du premier déplacement du convoi depuis la signature de l'accord de paix. Par ailleurs, le premier vol d'essai du Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS), opéré par le Programme alimentaire mondial, a atterri aujourd'hui à Shire, au nord-ouest du Tigré. Plusieurs vols sont prévus dans les prochains jours afin d'apporter une aide d'urgence et de déployer le personnel nécessaire à la réponse humanitaire. Le PAM souligne la nécessité pour l'ensemble de la communauté humanitaire de reprendre au plus vite ces vols passagers et cargo vers Meckle et Shire afin d'assurer la rotation des travailleurs humanitaires dans la région et d'acheminer des fournitures médicales et alimentaires essentielles.
Aujourd'hui, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a lancé un appel de fonds de 113,7 millions de dollars afin de renforcer les services vitaux de santé reproductive et de protection destinés aux femmes et aux filles de la Corne de l'Afrique. La sécheresse sans précédent qui frappe la région a plongé plus de 36 millions de personnes dans le besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont 24,1 millions en Éthiopie, 7,8 millions en Somalie et 4,4 millions au Kenya, selon l'UNFPA. Des communautés entières subissent de plein fouet les conséquences de cette crise, mais ce sont souvent les femmes et les filles qui en paient le prix fort, alerte l'UNFPA. La soif et la faim ont contraint plus de 1,7 million de personnes à fuir leur foyer à la recherche de nourriture, d'eau et de services essentiels. La plupart sont des mères qui marchent souvent pendant des jours, voire des semaines, pour échapper à la sécheresse extrême. D'après l'UNFPA, l'accès aux services de santé de base, tels que la planification familiale et les soins maternels, est fortement compromis dans la région, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour les plus de 892 000 femmes enceintes qui accoucheront au cours des trois prochains mois.
Aujourd'hui, c'est la Journée internationale de la tolérance. En 1996, l'Assemblée générale a adopté une résolution proclamant des journées internationales, qui visent notamment à promouvoir la compréhension mutuelle entre les cultures et les peuples, ainsi qu'entre les orateurs et les médias.
Demain, j'aurai le plaisir d'accueillir Johannes Kallmann, vice-président d'ONU-Eau, et Ann Thomas, responsable de l'assainissement et de l'hygiène au sein de la Division des programmes Eau et Assainissement de l'UNICEF. Ils seront présents pour vous informer en amont de la Journée mondiale des toilettes, le 19 novembre.
Question : Farhan, merci. Premièrement, le Secrétaire général a-t-il évoqué les violations des droits de l’homme dans la région chinoise du Xinjiang avec le président Xi Jinping ? Deuxièmement : hier, Eddie vous a interrogé sur la décapitation de deux fillettes dans le camp d’Al-Hol en Syrie, et vous avez déclaré qu’il fallait la condamner et faire l’objet d’une enquête. Qui avez-vous contacté pour mener cette enquête ? Merci.
Monsieur le Vice-Président : Eh bien, en premier lieu, les autorités responsables du camp d’Al-Khol devraient s’en charger, et nous verrons ce qu’elles feront. Concernant la réunion du Secrétaire général, je vous invite à consulter le compte rendu intégral que nous avons publié. Bien entendu, sur la question des droits de l’homme, vous constaterez que le Secrétaire général l’a évoquée à plusieurs reprises lors de ses rencontres avec différents responsables de la République populaire de Chine.
Q : D'accord, je viens de clarifier. Aucune violation des droits de l'homme n'a été mentionnée dans le texte. Je me demande simplement s'il pense qu'il n'est pas nécessaire d'aborder cette question avec le président chinois ?
Vice-Président : Nous discutons des droits de l’homme à différents niveaux, y compris au niveau du Secrétaire général. Je n’ai rien à ajouter à ce texte. Edie ?
Journaliste : Je tiens à insister sur ce point, car je me pose la même question. Il s’agit d’une omission flagrante dans le long compte rendu de la rencontre entre le Secrétaire général et le président chinois.
Porte-parole adjoint : Soyez assuré que les droits de l’homme figuraient parmi les sujets abordés par le Secrétaire général, y compris auprès des dirigeants chinois. Par ailleurs, la lecture de la presse n’est pas seulement un moyen d’informer les journalistes, mais aussi un outil diplomatique important. Je n’ai rien à ajouter à ce sujet.
Q : Deuxième question. Le secrétaire général a-t-il eu des contacts avec le président américain Joe Biden pendant le G20 ?
Attachée de presse adjointe : Je n’ai aucune information à vous communiquer. Apparemment, ils étaient à la même réunion. Je pense qu’il y a une possibilité de communication, mais je n’ai aucune information à vous partager. Oui. Oui, Natalya ?
Q : Merci. Bonjour. Ma question concerne l'attaque de missiles ou de défense aérienne qui a eu lieu hier en Pologne. La situation est confuse, mais certaines sources affirment qu'elle provient de Russie, d'autres qu'il s'agit d'un système de défense aérienne ukrainien tentant de neutraliser des missiles russes. Ma question est la suivante : le Secrétaire général a-t-il fait une déclaration à ce sujet ?
Porte-parole adjoint : Nous avons publié un communiqué à ce sujet hier. Je crois l’avoir mentionné au début de ce point de presse. Je vous invite simplement à vous référer à ce communiqué. Nous ignorons les raisons de cette situation, mais il est essentiel pour nous que, quoi qu’il arrive, le conflit ne s’aggrave pas.
Question : L’agence de presse d’État ukrainienne Ukrinform rapporte qu’après la libération de Kherson, une autre chambre de torture russe a été découverte. Les agresseurs y ont torturé des patriotes ukrainiens. Quelle devrait être la réaction du Secrétaire général des Nations Unies ?
Porte-parole adjointe : Nous voulons avoir accès à toutes les informations concernant d’éventuelles violations des droits humains. Comme vous le savez, notre mission ukrainienne de surveillance des droits de l’homme et sa responsable, Matilda Bogner, fournissent des informations sur diverses violations des droits humains. Nous continuerons à surveiller et à recueillir des informations à ce sujet, mais nous devons rendre des comptes pour toutes les violations des droits humains commises pendant ce conflit. Celia ?
QUESTION : Farhan, comme vous le savez, la Côte d'Ivoire a décidé de retirer progressivement ses troupes de la MINUSMA. Savez-vous ce qu'il adviendra des soldats ivoiriens emprisonnés ? À mon avis, ils sont actuellement 46 ou 47. Que va-t-il leur arriver ?
Porte-parole adjoint : Nous continuons d’exiger et d’œuvrer pour la libération de ces Ivoiriens. Parallèlement, nous sommes bien entendu en contact avec la Côte d’Ivoire concernant sa participation à la MINUSMA et nous lui sommes reconnaissants de son engagement et de son soutien constant aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Nous poursuivrons également nos efforts sur d’autres questions, notamment avec les autorités maliennes.
Q : J'ai une autre question à ce sujet. Les soldats ivoiriens ont pu effectuer neuf rotations sans suivre certaines procédures, ce qui a entraîné un conflit avec les Nations Unies et la mission, vous savez ?
Porte-parole adjoint : Nous sommes conscients du soutien du peuple ivoirien. Je n’ai rien à ajouter concernant cette situation, car nous nous concentrons sur la libération des détenus. Abdelhamid, vous pouvez poursuivre.
Journaliste : Merci, Farhan. D’abord un commentaire, puis une question. Commentaire : hier, j’attendais que vous me donniez l’occasion de vous poser une question en ligne, mais vous ne l’avez pas fait. Alors…
Journaliste : C’est arrivé plusieurs fois. Je tiens simplement à dire que si, après la première série de questions, vous passiez en ligne au lieu de nous faire attendre, on finira par nous oublier.
Attaché de presse adjoint : Parfait. Je recommande à tous les participants en ligne de bien vouloir indiquer dans le chat « À tous les participants à la discussion ». Un de mes collègues verra votre message et me le transmettra par téléphone.
B : Bien. Et maintenant, ma question fait suite à celle d'Ibtisam hier concernant la réouverture de l'enquête sur le meurtre de Shirin Abu Akle : approuvez-vous les mesures prises par le FBI ? Cela signifie-t-il que l'ONU ne croit pas à la crédibilité des Israéliens dans cette enquête ?
Porte-parole adjoint : Non, nous venons de réaffirmer que cette affaire doit faire l’objet d’une enquête approfondie. Nous apprécions donc tous les efforts déployés pour faire avancer l’enquête. Oui ?
Question : Alors que les autorités iraniennes appellent au dialogue et à la réconciliation avec les manifestants, les manifestations se poursuivent depuis le 16 septembre. Or, on observe une tendance à stigmatiser les manifestants, les présentant comme des agents de gouvernements étrangers, à la solde des adversaires de l'Iran. Par ailleurs, il a été récemment révélé que trois autres manifestants ont été condamnés à mort dans le cadre d'un procès en cours. Pensez-vous qu'il soit possible pour l'ONU, et notamment pour le Secrétaire général, d'exhorter les autorités iraniennes à renoncer à toute nouvelle mesure coercitive, ou à engager un processus de réconciliation, à ne pas recourir à une force excessive et à ne pas prononcer autant de condamnations à mort ?
Porte-parole adjoint : Oui, nous avons exprimé à maintes reprises notre vive préoccupation face à l’usage excessif de la force par les forces de sécurité iraniennes. Nous avons également insisté sur la nécessité de respecter les droits à la liberté de réunion et de manifestation pacifiques. Bien entendu, nous nous opposons à la peine de mort en toutes circonstances et espérons que tous les pays, y compris la République islamique d’Iran, entendront l’appel de l’Assemblée générale à un moratoire sur les exécutions. Nous allons donc poursuivre nos efforts en ce sens. N’est-ce pas, Deji ?
Question : Bonjour Farhan. Tout d’abord, il s’agit de la suite de la rencontre entre le Secrétaire général et le Président Xi Jinping. Avez-vous également abordé la situation à Taïwan ?
Porte-parole adjoint : Je n’ai rien à ajouter concernant la situation, si ce n’est l’annonce que nous avons faite, comme je l’ai indiqué à vos collègues. Le sujet est vaste, et je préfère m’arrêter là. Concernant la question de Taïwan, vous connaissez la position de l’ONU, conformément à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies adoptée en 1971.
B : Bien. Deux… Je voudrais vous demander deux informations sur les questions humanitaires. Premièrement, concernant l’Initiative pour les produits de la mer Noire, y a-t-il des nouvelles concernant son renouvellement ?
Porte-parole adjoint : Nous avons travaillé dur pour que cette mesure exceptionnelle soit prolongée et nous devrons observer son évolution dans les prochains jours.
Question : Deuxièmement, la trêve avec l’Éthiopie se poursuit. Quelle est la situation humanitaire actuelle sur place ?
VICE-PRÉSIDENT : Oui, en fait, au début de ce point de presse, j'en ai parlé de manière assez générale. Mais en résumé, le PAM est très heureux de constater que, pour la première fois depuis juin 2021, un convoi du PAM est arrivé au Tigré. De plus, le premier vol d'essai du Service aérien humanitaire des Nations Unies a atterri aujourd'hui au nord-ouest du Tigré. Ce sont donc des évolutions positives sur le plan humanitaire. Oui, Maggie, et ensuite nous passerons à Stefano, puis nous reviendrons à la deuxième série de questions. Alors, Maggie, la parole est à vous.
Question : Merci Farhan. À l’initiative de Grains, une question purement technique : y aura-t-il une déclaration officielle ? Si aucun pays ou parti ne s’y oppose dans les médias, la situation sera-t-elle mise à jour ? Autrement dit, si nous n’avons aucune nouvelle le 19 novembre, la décision sera-t-elle prise automatiquement ? Faut-il briser le silence ?
Attaché de presse adjoint : Je pense que nous allons quand même vous dire quelque chose. Vous le saurez quand vous le verrez.
B : Bien. J'ai encore une question : dans le discours de [Sergueï] Lavrov, seule l'Initiative céréalière est mentionnée. Pourriez-vous me dire combien de temps a duré la réunion entre le Secrétaire général et M. Lavrov ? Ont-ils, par exemple, parlé de Zaporijia, de son éventuelle démilitarisation, d'un éventuel échange de prisonniers, d'une action humanitaire, etc. ? Il y avait bien d'autres sujets à aborder. Or, il n'a parlé que de céréales.
Date de publication : 18 novembre 2022